_Avant tout_

_Avant tout_

Bon, on va faire les présentations, hein ? Moi c'est So', j'ai quinze ans, et j'réside dans la banlieue de la capitale française.

Au niveau physique, je suis une petite aux cheveux acajous coupés courts, et aux yeux verts. Avec un regard troublant, à ce qu'on me dit ;D. En ce qui concerne le mental, je suis quelqu'un assez lunatique et compliqué. Du genre très jalouse, possessive et passionée. Malgré tout, très à l'écoute et assez agréable à supporter =). Et 'accessoirement', fan de Tokio Hotel et de tout ce qui concerne l'Allemagne et sa langue en général !

Le blog 'archive' de mes anciennes fic's ( que je remettrais quand même ici je crois, pour mes préférées ) c'est x-traum-reise-x.sky'.

Bref, j'espère que le contenu de ce blog vous plaira !
Wach-auf-so, ça signifie 'réveille-toi So', ou bien ' réveille-toi comme ça, de cette façon'. Interprétez le comme vous voulez, soit l'un soit l'autre ='D. Es wird nur Traüme bleiben. Leider.veut dire ' ça ne restera que des rêves.Malheuresement' .

Pix [venant d'une fic belle à en couper le souffle]: Bill dans toute sa splendeur.

B'zouxx.
ZaÔ

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 15:54

Modifié le vendredi 28 septembre 2007 16:03

_Au delà des apparences_ Kapitel N#1 [Voir l'EDIT en bas de page ! ]

_Au delà des apparences_  Kapitel N#1    [Voir l'EDIT en bas de page ! ]


Je me présente : Kasimir Kaulitz-Trümper, chat de son espèce. Oui effectivement, je sais parler, en plus de miauler, ne vous étonnez pas. Je ne suis pas aussi abruti que j'en ai l'air. C'est mon nom qui prête à l'apparence d'un vulgaire chat orange, niais et stupide. Mais seul Dieu sait pourquoi les Kaulitz m'ont appelés comme ça, car je suis un chat de gouttière, noir de jais et aux pupilles d'un vert flamboyant. Je suis assez maigre pour un félin, et je sors très souvent de chez moi. Je ne vis que pour le moment ou mon maître rentre à la maison.

Lui : Bill. Un jeune homme à la silhouette élancée et à l'aura sombre et mystérieuse. Son visage fin et parfaitement ciselé s'illumine presque constamment d'un sourire éclatant qui pourrait réchauffer la planète entière. Ses yeux rieurs et si froids en même temps sont de couleur Nutella et cerclés de noir, accentuant son regard troublant. Un petit nez tout mignon, dessiné amoureusement. Sa bouche est tellement bien proportionnée qu'elle en parait irréelle. Ses lèvres délicatement rosées me perdront un jour, ainsi que sa langue ou perle une bille métallique.

Il est magnifique, rien que sa vision me transporte. C'est mon maître, tout comme Tom. Son jumeau, mais lui a beau être assez gentil avec moi, j'ai toujours préféré Bill autant que je me souvienne. C'est que Bill qui s'occupe de moi en général. Lorsqu'il est là, c'est-à-dire pas souvent, lui seul en a le droit et je ne tolère personne d'autre. Je lui dévoue un véritable culte, tout son être me fascine.

Je l'aime d'amour. Comme un humain pourrait en aimer un autre. J'ai beau être un chat de sexe masculin, j'aime cet être humain. Mais lui ne le saura jamais, il ne s'en rendra jamais compte. De plus, il n'est presque plus à la maison, à cause de son groupe. Il me manque déjà horriblement dès la seconde qu'il franchit le seuil de la maison. Lorsqu'il n'est pas là je dépéris, je ne mange presque plus et je ne bouge pas de sa chambre. Pièce sacrée, ou son odeur règne en maître, pour ma survie mentale.

Et souvent Simone s'attendrit lorsqu'elle me voit, blotti dans sa couette et ne bougeant plus de là. Elle me fait des câlins, en me disant que Bill reviendra bientôt, qu'il ne me faut pas que je m'inquiète. Je ne peux lui répondre qu'un « Mraowwwww » rempli d'espérance et de désespoir en même temps.

Et aujourd'hui enfin, il va revenir. Pour les vacances d'été, il restera ici un mois. Ô bonheur ! Je me réjouis et frissonne d'avance de tout mon être. Je suis tellement heureux de le revoir. Il m'a tellement manqué pendant cette éternité sans lui ! Je ne quitte pas sa chambre pour autant, que pour aller visiter ma chère litière. Et oui, si je chiais partout dans sa chambre, il ne sera pas forcément content de me revoir après. Comme je m'ennuie, j'ai décidé de ranger un peu, enfin d'essayer. Je ne sais pas si je vais réussir, mais je vais tenter, j'imagine déjà son sourire lorsqu'il verra sa chambre rangée. Heureux de retrouver son chez-lui.

Alors je m'active, je range le bureau du mieux que je peux, en faisant attention avec mes griffes pour ne rien percer. Je trie les feuilles, range les stylos avec une lenteur et une attention infinie. Le temps passe et son arrivée se rapproche. Toujours avec minutie, je remets dans leur place initiale les objets variés qui jonchent le sol. Ca suffit, je clos donc cette séance ménage en ouvrant la fenêtre, aérant la pièce de son odeur mixée de félin et de renfermé. Ensuite, je me remets dans ma couette chérie et attends mon préféré.


C'est des bruits de pas et de rires qui me réveillent de mon paisible sommeil. Un rire pur et cristallin, adorablement simple de tant de joie. J'ouvre doucement mes yeux verts, pour découvrir la porte du sanctuaire qui s'ouvre doucement. Sa voix résonne dans la pièce, mon c½ur s'emballant
avec.

« - Kasimir ! Mon chat chéri ! Tu m'as manqué tu sais ^_^...
- Mraowww... » ne puis-je qu'ajouter.


Dans mon langage félin, ce miaulement lui intime l'importance qu'il a à mes yeux, ainsi que l'amour que je lui porte. Il se penche vers moi et affiche un visage rempli de niaiserie pure :

« - Bah voui ! dit-il en me déposant un bisou sur la tête. T'as beau être qu'un chat, tu m'as manqué, me demande pas pourquoi =). Oh ! Mais ma chambre est toute rangée, c'est cool, j'aurais pas à le faire. Je bénis Môman... Enfin bon, je dois ranger mes fringues maintenant. Tu restes là, tu me tiens compagnie ? »

Je ferme mes yeux verts pour les rouvrir ensuite, lui disant à ma façon que je resterais ici. Je me blottis d'autant plus et déploie mon corps si parfait sur l'oreiller. Bill a compris le message, il me connaît par c½ur. Il rit doucement et me gratouille le ventre. Je fonds, il est si beau. Je le regarde avec attention tandis qu'il se baisse pour mettre ses milliers de jeans dans son armoire. Quelle chute de rein... On en mangerait. Il se retourne brusquement et un sourire naît sur ses lèvres :

« - Bah alors, tu me mates Kasimir ou je rêve ? T'es un chat gay ? Je savais pas, tu me l'as bien caché, vilain ^_^ ! »

Je miaule d'un ton dragueur, puis lui tire la langue. Langue toute rose, toute mignonne. Je suis adorable, je le sais. Il m'imite, passant sa langue sur ses lèvres, puis me fait un clin d'½il provoquant.

« - Moi aussi je sais le faire, petit chat ;D. Tu es formidable, si tu étais une fille, je t'épouserais dans la seconde, je te jure =). »

Je me jette sur lui, et il m'attrape au passage. Je me frotte contre son épaule, avec amour. Je ronronne tout ce que je peux, il me rend fou. Il faut que je me transforme en fille. Une jolie brune aux yeux verts. Pour l'instant, je reste en chat, et j'en profite pour lui lécher la joue tendrement. Il rigole encore, et me fait un bisou sur le ventre avant de me reposer dans son lit. Je ronronne encore et toujours d'aisance et me roule dans son lit. Cette nuit, si il ne sort pas je dormirais peut être avec lui. J'espère qu'il ne ramènera pas de filles, ou même de mec. Ca me tuerais, déjà que sa complicité avec Tom me rends dingue, si il était gay je me poserais des questions sur la nature exacte de leur relation...

Il sort de sa chambre peu après, le sourire aux lèvres, et je connais que trop bien la raison de cette preuve de bonheur en question. Il est tout simplement heureux d'aller voir son jumeau. J'entends leur rire traverser les parois murales. Je différencie le côté grossier et singulier du rire de Tom, à celui gracieux et léger de son jumeau. Ils sont pareils et pourtant si différents à la fois... Tom ne me fait rien, je le trouve d'une beauté seulement superficielle, contrairement à celle du brun qui te serre le c½ur dès que ton regard croise le sien. Je voudrais tellement qu'il m'aime en retour... Mes moustaches frissonnent de désillusion. Il faudrait pour ça que je devienne... Une fille. Je sais que mon souhait restera irréalisable. Et je sais de la même façon qu'il n'est pas gay.

Oui, j'en suis même certain, car je suis son confident, au même titre que Tom. J'ai su toutes ses amourettes, ses attirances éphémères envers quelques garçons, notamment une très prononcée envers le crustacé en question. Pourtant Bill aime les filles, malgré son androgéinité accentuée encore et toujours, ainsi que ses petites attirances qui se sont finalement révélées des passades ou des dérèglements hormonaux.

Si j'étais une fille, comment serais-je ? Une jeune demoiselle à l'apparence renfermée et solitaire, mais qui se révèlerait très ouverte et extravertie. Quelqu'un de passioné, jaloux, mais à l'écoute des autres. Quelqu'un sur qui l'on peut compter. Quelqu'un d'entier, malgré sa timidité récurente. Une brune aux yeux verts, sûrement, vu mon pelage. Je pense qu'elle lui plairait. Je l'imagine déjà, cette demoiselle. Je les vois déjà enlacés et heureux, mais ce n'est pas réellement moi, alors je baisse les yeux devant ma douleur qui ne disparaîtra jamais. Maladie incurable qu'est cet amour.

Ils gloussent toujours dans la pèce voisine, et malgré la certitude que je ne dois pas y aller, pour ne pas voir leur complicité grandissante, je me hausse sur mes pattes veloutées. Je sors de l'enveloppe chaude et protectrice de la couette de Bill pour sauter à terre. J'entre donc quelques secondes plus tard dans la chambre de Tom. Ils sont tous les deux sur le même lit, Bill siège sous l'emprise de Tom, celui-ci le chatouillant de tout son saoûl. La fureur monte en moi sourdement.
Accumulation d'amour réprimé et de manque innasouvi. Pourquoi lui a-t-il le droit de le toucher de cette façon ?! Moi je n'ai aucun droit sur lui, je ne suis que son stupide chat. Malgré une certaine voix qui tente de me raisonner du lointain, je n'écoute que le cri nasillard qui se répercute dans ma tête. Je m'avance alors vers Tom et crache.
Je lui grimpe dessus, atteingnant son visage et m'arrange pour lui cacher la vue sans toutefois le blesser. Mon ange sourit à mon initiative héroïque et m'encourage silencieusement à continuer, tandis que Tom se débat pour me retirer de son visage sans aucune délicatesse.

« - Saloperie de chat ! Mais qu'est-ce que je lui ai fait à la fin ?! Allez, sale bestiole, va dans ta litière... !
- Il est simplement jaloux, Tom -_-''. Et c'est pas en lui parlant comme ça qu'il va gicler de ta tête ! Réfléchis un peu des fois. »


Je regarde amoureusement celui qui m'a si bien compris et terrasse finalement l'empêcheur de tourner en rond, qui s'éclate magnifiquement sur la moquette orange. Je me jette ensuite sur Bill, réclamant avec force câlins et récompenses de mon glorieux courage. Ce qu'il me donne avec bonheur et bonne volonté, en bon maître qu'il est.
Quant à lui, Tom boude, il fallait s'en douter. De plus sa fierté en a pris un coup, il s'est fait battre par une vulgaire 'bestiole', comme il m'appelle si bien. Toutefois son jumeau ne semble pas décidé à le sortir de ses gamineries, et lui tire la langue en lui disant que ça lui apprendra à traiter correctement son chat chéri. Mon c½ur bondit à ce surnom, et je me love entre ses bras de plus belle.

Tom sort de la pièce, animé d'une colère feinte. Bill, par contre, est agité d'un petit rire, puis m'enmène jusqu'à sa chambre. Il sent tellement bon... Une odeur ambrée, envoûtante et masculine à la fois. Le sanctuaire est parfaitement rangé, grâce à mes soins. Il m'installe dans son lit, et s'allonge à mes côtés. Je sens venir la confession à trois kilomètres à la ronde... Bill s'amuse avec mes moustaches et caresse mon cou tout en déclarant :

« - Tu sais, c'est dur la vie de star. J'ai plus le temps de rien. Plus le temps de voir les potes ; plus le temps de chercher le grand amour, ni de glander comme une grosse feignasse. Okay, j'ai pleins de compensations, mais tout ça me manque. Vous me manquez tous, ici. J'ai peur de prendre la grosse tête, de me dénaturer complètement. J'espère que ce n'est pas trop tard.»

Je ronronne plus fort brièvement pour l'inciter à continuer, et lui dire que je l'écoute. Pour l'instant, j'attends qu'il ai fini pour sérieusement réfléchir comme il se doit à ses confidences. Comme chaque chat confident et pensant l'aurait fait. Alors pour le moment, je suis attentif à la douce voix de mon maître qui me délivre ses états d'âmes.

« - Je... Je ne vois presque plus And', je n'ai toujours pas retrouvé l'amour en un an, ni fait de réel amis. Tout ce qu'il me reste sont les fans et la musique. Ce n'est pas rien... C'est juste différent. Mon chat, promets moi que quand j'aurais pris la grosse tête, tu feras tout pour me ramener sur terre. S'il-te-plaît. »

Je lui lèche énergiquement la joue en guise de promesse, ce qu'il interprète parfaitement. Mon dieu, il est beau comme jamais, comme ça. Il a l'air complètement perdu et confus. Sa bouille est toute innocente et presque enfantine. Je craque. Si seulement j'étais une fille...Il n'aurai plus du tout l'air innocent, je le jure sur la tête de mes moustaches !

« - Merci. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que tu es différent des autres chats. Tu es intelligent, tu penses, et j'en suis même sûr, tu as des sentiments. Tu es parfait. Seul ton nom fait tache, pauvre Kasimir... XD»

# # #

Cette fiction est dédicacée à Scott Daquin, dit 'Patate', l'amour de mon n'amour. Ce sont eux deux qui m'ont inspirés ='D.

Voilà, j'espère que le premier chapitre vous aura plus, laissez des com's SVP, j'en aurais besoin pour savoir si je continue, ou bien si je change complètement d'idées.

Pix : Bill, encore et toujours =)

EDIT: Pour mes deux uniques lectrices ( ou les autres XD ? ), ça serai super sympa de me faire de la PUB XD, j'suis un peu en galère avec mes fic's en ce moment ='). Voilà ^_^
B'zouxxx !
ZaÔ

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 16:09

Modifié le vendredi 28 septembre 2007 16:03

Kapitel N#2

Kapitel N#2

Mon brun me dépose un baiser sonore dans le cou, un sourire aux lèvres. Il défie mes prunelles vertes, attendant une réponse. J'hoche la tête avec un clin d'½il, mimant l'orgueil. Il a, encore une fois, bien décodé mes gestes et rigole doucement. Plus sérieux, il dépose un baiser entre mes deux oreilles et m'annonce :

« - Tu sais quoi ? Je vais voir Will maintenant de suite . T'sais, mon ex qui m'a largué comme une merde il y a trois ans... »

Je crache et me redresse. Pourquoi il a besoin d'aller la voir ? Au mieux, il se remet avec elle et se refait larguer deux semaines plus tard. Ou au pire, il retombe amoureux et elle joue avec lui et c'est moi qui devra le ramasser à la petite cuillère. J'hérisse mes poils sombres et saute à terre, lui montrant bien ma désapprobation. Il soupire et baisse la tête. Il tend sa jolie main pleine d'espoir vers moi, m'invitant à revenir sur le lit. Je fais comme si de rien n'était et le regarde d'un air vide.

« - Je... Je sais que c'est pas bien, que je vais souffrir encore, mais j'en ai vraiment besoin. C'est son regard qu'elle me portera qui me rendra peut-être ma confiance en moi avec les filles... S'il te plaît, ne m'en veux pas. Ton avis m'importe beaucoup, petit chat. »

Je lui jette un dernier regard noir et grimpe de nouveau sur le lit quelques instants plus tard. Je ne me love pas dans ses bras, je ne le touche pas, lui montrant quand même mon avis. De cette façon, il comprend que je serais avec lui, même si nos points de vues diffèrent. Il sourit tristement et va dans la salle de bain. Je le connais, il va se remaquiller et vérifier que son apparence reste irréprochable. Dix minutes plus tard, il revient dans l'enceinte de la chambre. Il est d'une beauté rayonnante, même si il tord ses adorables mains manucurées nerveusement.

« - Je vais... y aller. Je te raconterais en revenant, chat chéri. J'espère que tout va bien se passer... Je stresse à mort. Si je ne revient pas, sache que je t'aimais ^_^. »

Si seulement il savait à quel point, moi, je l'aime. Il ne me verrait plus jamais pareil. Mon dieu, si il souffre encore, je ne le supporterais pas. Comment on peut faire souffrir cet... ange ?! Je n'en ai aucune idée. Je me frotte contre sa carnation, puis chatouille ses lèvres de mes moustaches. Un sourire angoissé étire ses lèvres lorsqu'il dépose sa bouche sur ma gorge avant de sortir de la pièce. J'entend la porte de la maison se clore dans un bruit sourd.
Il ne me reste plus qu'à l'attendre à présent.

Deux heures plus tard, c'est ses lèvres sur mon nez qui me tirent de mes rêves chevelus. Je l'observe instantanément. ll n'a ni l'air d'un suicidaire, ni d'un hystérique. Je déduis donc qu'il a pris sur lui et qu'il a fait attention à ne pas lui ouvrir son c½ur. Il me sourit. Un joli sourire, tout simple et adorable.

« - Elle est comme avant, elle est juste devenue plus belle et plus manipulatrice. Mais j'ai réussi, je la voyais différemment. Dans chacun de ses souffles je ressentais toute la douleur qu'elle m'avait infligée. Chaque geste faisait revivre la souffrance. J'ai résisté, et elle avait l'air furax. Je suis parti seul, même si elle voulait que je reste dormir... Après elle a voulu me raccompagner. J'ai refusé. J'ai pensé à toi à ce moment, à ta bouille quand tu serais fier de moi."


Je ronronne de bonheur, un vrai tracteur. J'ai de quoi, il faut dire.C'est seulement pour mes beaux yeux qu'il a repoussé cette grognasse qu'il a aimé plus que raison ? Je suis flatté jusqu'au bout des moustaches. Mais ce qui me rend euphorique par-dessus tout, c'est que pour la première fois de mon existence féline, j'ai l'impression d'avoir été utile. J'ai évité l'apocalypse du bel androgyne, et ça j'en suis extrêmement fier. D'ailleurs, en parlant d'androgyne, celui-ci a les yeux dans le vague, toutefois un éclair trouble leur éclat chocolat. Eclair de rempli de regret et d'amertume.

Je le mors promptement pour lui montrer mon désaccord. Il sursaute, mais ne dit rien ; il a compris la raison de mon attaque à sa main. Il ne doit rien regretter, Will est infréquentable. Elle ne le touchera plus, ça vaut mieux pour tout le monde. Elle n'avait qu'à réfléchir avant de le larguer.

Tout d'un coup, la voix de la maîtresse de maison transperce les murs. Les jumeaux doivent aller mettre la table. Bill soupire profondément, mais déhanche ses hanches jusqu'à la cuisine. Tandis que moi, je me prélasse encore dans son lit. Je me roule dans les draps, me cache sous l'oreiller, me mords la queue... Bref, je m'occupe comme je peux. Je finis par piquer un somme, fatigué de mon ennui. Je n'entend pas la porte qui claque aux alentours de onzes heures, ni ne remarque l'absence des jumeaux. La demeure Kaulitz ne s'imagine pas le drame qui plane autour de ses tuiles.


Je me réveille aux alentours de deux heures. Dehors, la nuit drape d'un voile sombre la nature qui entoure la maison. Immédiatement, je sens que quelque chose n'est pas normal.

Bill est absent. Inquiet, je me dresse promptement et va vérifier la chambre du jumeau. Je pousse la porte délicatement, d'une seule patte, pour découvrir une pièce vide de toute existence humaine. Ils ont du sortir, ça a beau être singulier pour des jeunes de leur âge, je sens que quelque chose se trame.

Je retourne chez Bill, et m'allonge sur un coussin en forme de c½ur. Celui-ci est situé au somment une armoire, elle-même surplombant le lit deux place de l'androgyne. Généralement, c'est mon point d'observation, je le regarde souvent s'endormir. Il est tellement adorable lorsqu'il est assoupi. Quelques minutes plus tard, je me rendors une fois de plus, sa vision dans la noirceur de mes pupilles.

Mon temps de sommeil sera bref, à 2 :15 AM la maison se remplit. C'est intriguant, ce n'est pas quatre retentissements de pieds dans les marches familiales qu'il me semble entendre, mais plutôt le double. Des gloussements aigus viennent s'ajouter. Alarme, présences féminines en dessous de 50 ans dans maison Kaulitz ! Je me planque sous mon coussin rouge et attends l'explosion. Je crois que mon c½ur va s'éteindre d'un instant à l'autre.

Lorsque la porte s'ouvre dans un grincement sadique, ma respiration s'arrête et je scrute son seuil. A cet instant, j'aurais tellement voulu ne pas être un chat, ne pas transpercer la noirceur par mes pupilles. Je vois une fille blonde platine tenue fermement écrasée contre la porte, un grand brun l'embrassant goulûment. Je suis dégoûté, mes boyaux se tordent plaintivement. Mon c½ur s'écrase à même le sol au moment ou je reconnais la blondasse en question... Will. Toutes ces promesses...quand il disait qu'il avait résisté pour moi, quand il disait qu'elle le faisait seulement souffrir à chaque souffle, ce n'était que mensonge ? Je me sens comme transpercé de toutes parts. Je sentirais presque mon sang sortir doucement de mon corps.

Je ne suis malheureusement pas au bout de mes peines. Pas du tout. Bill allume une légère lumière tamisée, augmentant encore plus ma vision de nuit. Quand il la porte jusqu'au lit, la déshabillant en même temps, je ne m'imaginais même pas qu'ils pourraient éventuellement coucher ensemble. Ca ne m'est même pas venu à l'esprit, malgré l'absence des habits de Will et l'échange de leurs salives respectives... Je pensais cet acte tout simplement improbable.

C'est ce qu'il s'est passé, et ça m'a soulevé le c½ur. C'était la première fois que je voyais Bill à l'action : je m'arrangeais toujours pour être dehors quand il était 'occupé'. Bill prenait du plaisir, et même si sa partenaire était repoussante, il était beau comme un dieu. Sa grâce brutale et poignante m'a fait un point au c½ur. J'ai failli gerber sur ce coussin-c½ur écarlate à la vision de leur corps mêlés. Il semblait me narguer ce coussin qui devait représenter ce putain de sentiment qu'est l'amour. J'imaginais son sourire moqueur.

Lorsqu'il s'est enfin vidé en elle dans un cri rauque, il a soufflé quelques secondes plus tard un 'Will... Putain. Je t'aime...' haletant. Déclaration que j'aurais rêvé tout mon être qu'elle me soit destinée. Mais cette salope ne l'a même pas entendue, trop occupée à pousser des cris pitoyables... A ce moment, j'ai pleuré pour la première fois de ma vie féline, et je me suis rigoureusement et seulement occupé du coussin.

D'une seule griffe, j'ai inscrit une grande croix dans l'organe rouge avec application, découpant le tissu et dans la symbolique mon propre c½ur dans le même geste. Cette griffure, je la sentais petit à petit s'imprimer dans mon organe, devenant de plus en plus poignante, comme... Réelle ?

Je ferme doucement mes yeux verts, pour les rouvrir ensuite. J'ai besoin d'air frais. Maintenant. Je m'apprête à sauter de l'armoire tout en souplesse, et avec discrétion m'échapper de cette pièce étouffante. Je me sens tomber de la fameuse armoire, mais sens aussi que mes muscles ne m'obéissent plus. Je fronce les moustaches une toute dernière fois avant de ne pas arriver à assurer l'atterrissage et m'écrase sur la belle moquette rouge sang dans un bruit mat. Je ne suis pas retombé sur mes pattes cette fois-ci.

# # #

Voilà, j'ai adoré écrire ce chapitre... Han, joussif de voir le chat souffrir, j'adore. Je suis vraiment sadique... Mais, je vous aime (A) !

Bref, MERCIIII pour votre soutien ! <3
Comme d'hab, un énorme merci à la co-autatrice Héléne ( et à sa chatte ='D ) ! Je t'aimeeuhh =). Ainsi que des remerciements à Florine, et à ELLE ! * Bisou ;D * !

B'zouxx et merci à toutes ! <333
ZaÔ


EDIT: Merci pour les com's ='D ! La suite avance, mais en ce moment j'ai moins le temps d'écrire, et je dois pas faire un seul faux pas, sinon ce sont des concerts prévus ( tellements attendus... <3 TH et KP ) qui sautent =SS. Merci encore à tous, ça me fait super plaaaisirrr que cette fic' vous plaise !

Bref, je me dépêche =). <33




# Posté le jeudi 27 septembre 2007 16:10

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 15:19

Kapitel Nr#3

Kapitel Nr#3
[ C'est ici que sera posté le troisième chapitre. Pour l'instant je suis vidée, j'arrive plus à rien faire, à part écouter Wir [ Killerpilze ] en boucle et à en pleurer encore et toujours.

Si il faut aller lyncher quelqu'un, c'est de sa faute à Elle ! Cliquez... si la suite n'es toujours pas postée, ni finie d'écrire. Hé bé oui, parce que Meudame occupe mes pensées, alors du coup Bill est envoyé un peu aux rosiers...

Je vous aime... ]

______________________________________________________________

[Je ferme doucement mes yeux verts, pour les rouvrir ensuite. J'ai besoin d'air frais. Maintenant. Je m'apprête à sauter de l'armoire tout en souplesse, et avec discrétion m'échapper de cette pièce étouffante. Je me sens tomber de la fameuse armoire, mais sens aussi que mes muscles ne m'obéissent plus. Je fronce les moustaches une toute dernière fois avant de ne pas arriver à assurer l'atterrissage et m'écrase sur la belle moquette rouge sang dans un bruit mat. Je ne suis pas retombé sur mes pattes cette fois-ci. ]

J'entends la voix de Bill, lointaine, pour la dernière fois. Il a crié mon nom, de l'angoisse plein la voix. Plus de gémissements, aucun bruit n'a subsisté. Il savait au fond que c'était fini pour Kasimir Kaulitz Trümper, mais malgré ça, il a soufflé quelques mots tout doucement. Une question sans réponse, posée d'une voix d'une sonorité pleine d'espoir et de désespoir en même temps :

« ...Petit chat ... ? »

~ ~ ~

A l'autre bout du pays germanique, c'est l'ébahissement parmi les médecins. Une jeune fille qui était dans le coma depuis une tentative de suicide il y a sept mois de ça vient tout juste de se réveiller. Les médecins perdaient espoir, son rythme cardiaque était très faible. Mais à présent, le jeune fille a enfin ouvert ses beaux yeux verts et questionne toute l'équipe médicale en français. Elle semble avoir quelques problèmes de mémoire et ne comprends pas la raison de sa présence ici.

Je ne comprends rien. Qu'est ce que je fais ici, avec tous ces allemands ? Je n'arrive pas à parler dans cette langue, les mots ne franchissent pas ma bouche. Pourtant, ma mère me l'a parlée toute mon enfance. Je suis billingue, je devrais y arriver !

J'ai mal. Une douleur me ronge, brûlant mon intérieur. Je mets à pleurer sans m'arrêter, hantée par des bribes d'images incohérentes. Poursuivie par des choses que je n'ai vraisemblablement jamais vécu. Dans un instant de lucidité, je tente quelques phrases entre deux hoquets de larmes auprès d'une infirmière, qui me rassure tout de suite.

Récapitulons. Je m'appelle So', j'ai quinze ans. J'habite à Paris, en France. Je me rappelle avec difficulté de tous ceux qui devraient être mes proches. Tout ça reste encore flou et confus, la seule chose qui me semble réelle et bien précise ce sont ces deux adolescents en train de baiser sauvagement.

# Bill... Mon amour. #

Qu'est-ce que c'est que cette voix ? Elle résonne dans ma boîte cranienne, déblatérant des mots d'amours sans fin adressés à un certain Bill. Qui est-ce ? Je n'en ai jamais entendu parler jusqu'à présent, mais pourtant je vois parfaitement qui il est, ainsi que son apparence. Ca me fait peur. Qu'est ce qui m'arrive ?!

# Je t'aime, je t'aime putain ! Pourquoi tu m'as fait ça ?! Je croyais en toi, j'aurais tout donné... Pourquoi t'es revenu avec elle ?! Je dois y retourner, il faut que j'aille à Loitsche, et lacérer le corps de celle qui a détruit mon c½ur ...! #

La voix se fait plus suppliante, désespérée, puis repart quelques secondes plus tard dans une sonorité plus agressive, presque démentielle. Qui est cette personne ? Qui veut-elle tuer si ardemment ? Elle veut aller à Loitsche, je connais cette ville. C'est dans les alentours de Magdeburg. Cette voix m'intrigue et me fait frissonner de peur en même temps.

J'ai bien réfléchi, dès que je sortirais de cet endroit blanchâtre, j'irais à Loitsche. Un vieux en blouse m'a expliqué que ça faisait sept mois que j'étais tombée dans le coma à cause d'une tentative de suicide. Je ne me rappelle même plus du pourquoi du comment j'ai fait ça, je me rappelle seulement avoir englouti tous les médicaments et l'alcool qui me tombaient sous la main avant de m'effondrer à terre. Puis, plus rien.

# Toi aussi tu es morte d'amour... Tu as essayé, j'en suis sûr. J'en suis mort moi, d'amour. Mais contre ma volonté. Je l'aimais... Bill. Son sourire me manque tellement, même si maintenant je sais qu'il était faux. S'il te plaît, ramènes moi à Loitsche. Je veux la voir souffrir comme moi je souffre. Je t'en supplie ! #

Je te le promets, humble inconnu...Mon dieu, je parle à ma propre tête. Je vire schizophrène ou quoi ? Tant pis pour ma santé mentale, je veux savoir ce qu'il se passe. Je veux sortir avant d'étouffer ici. Je comprends ta douleur. Je t'aiderais à retrouver Bill et cette fille, toi qui me parles là. Je sais au fond déjà toute l'histoire. Je sais qu'elle s'appelle Will...

# NE PRONONCE PAS SON NOM ! #

Comme tu le souhaites, mais parle moi au moins correctement. Je ne suis pas à ta disposition.
Bref, en tout cas, je veux sortir d'ici. Et si je demandais gentiment aux médecins ? J'affiche donc un visage angélique et des yeux pétillants tout en demandant innocemment dans un allemand parfait au vieux à la blouse vierge:

« - Excusez-moi, Monsieur ? »

Il se retourne, tout content que je lui adresse la parole. Je crois qu'ici ils pensent tous que je suis une ressucitée. Chaque mot que je prononce leur fait l'effet d'une grande tasse de café bien serrée. En gros, pour faire moins métaphorique ils sont tout euphoriques et se réveillent d'un coup. D'où l'effet café.

« - Oui ma petite ?! Que puis-je faire pour toi ? Je suis surpris que tu parles si bien allemand, cette nuit tu déblatérais en français !

- Ma mère est allemande et mon père français. Je crois que j'habite en Allemagne pour les vacances et que je retourne en France le reste de l'année. En fait, ce que je voulais vous demander, c'est quand est-ce que je pourrais sortir ? Je vous en supplie, j'étouffe ici. J'y suis déjà restée sept mois de trop.

- Je ne peux qu'accéder à ta requête. Je ferais mon possible pour que demain matin tu sois chez toi. Et d'ailleurs, tu as de la visite, ta mère est là.

- Merci beaucoup Monsieur ! C'est très gentil à vous =).

- Je vois que pendant ces sept mois tu n'as pas perdu tes bonnes manières, j'en suis heureux. Je vais ouvrir à ta maman. A tout à l'heure ! »


C'est dans la poche, je suis bien heureuse de sortir. Une seule chose me tracasse. Qu'est-ce qui m'a poussée à me suicider ?! Une question dont je ne connaîtrais surement jamais la réponse... Ma mère entre dans la pièce, je sens de l'appréhension résonner dans ses pas.

« - Maman ?! Je suis là ! »

Elle hésite encore, je le sens. Mais elle arrive vers moi, lentement mais sûrement. Lorsqu'elle aperçoit mon visage, elle sourit tristement.

« - Je ne reconnais plus ma fille. Dès que tu rentres à la maison je te ferais manger des lasagnes par plats entiers, tu as énormément maigri !

- Moi aussi je suis heureuse de te voir Maman -_-''.

- Excuse moi, je ne sais pas quoi dire. Tu m'as tellement fait peur. Je pensais qu'il allaient te débrancher bientôt. Ces derniers mois ont été horribles. »


Je l'observe plus attentivement. Je n'ai pas mes lunettes, je n'y vois pas grand-chose, mais elle a l'air exténuée et énormément maigre.

« - Tu mangeras des lasagnes toi aussi, tu as une mine affreuse ^_^.

- C'est de famille je crois... =)

- J'ai manqué beaucoup de choses ? Racontes moi tout !

- Tu es tata une deuxième fois. Liu, elle s'appelle !

- Superrrr ! C'est trop bien. Comment ils vont ?

- Assez bien, Hug a assez mal vécu lui aussi ses derniers mois. Il viendront nous voir bientôt !

- Yeah, c'est génial ! »


Pendant quelques minutes, plus aucun mot ne fût prononcé. On se dévisageait simplement l'une l'autre, réfléchissant. Soudain, je décide de me lancer. Je n'ai rien à perdre après tout. Sauf ma santé mentale, et celle de ce chat, bien sûr.


« Maman, il faut que je te demande une faveur.

- Tout ce que tu veux ma chérie.

- J'ai besoin d'aller à Loitsche. Absolument.

- Mais... Pourquoi ? Tout de suite ?

- Le plus tôt possible. J'en ai besoin, s'il te plaît. Laisse moi y aller.

- ... Avec qui ?

- Seule. Si j'ai le moindre souci je t'apelles ou je reprend le train pour Hamburg.

- Je... Je suis d'accord, mais reste une journée à la maison avant. Reprend des couleurs, et ensuite tu pourras partir. D'accord ?

- Parfait.

- Je reviens mon amour, je vais demander aux médecins si tu peux sortir aujoud'hui. Tu t'es déjà levée ?!

- Oui, quand il n'y avait personne du staff.

- C'est super. Bon, je reviens dans 20 minutes !»


Elle ressort de la pièce d'un mouvement gracieux et rapide. Je me retrouve encore seule. En fait, pas totalement. J'ai une voisine de chambre. Je sais pas comment elle s'appelle. Elle a des longs cheveux noirs gras, le visage rougi par les larmes et les yeux cernés. Je ne lui avait pas prêté attention jusqu'à présent. Bah oui, j'étais trop occupée à discuter avec mon moi intérieur -_-''.

Elle a de la musique branchée à fond dans ses oreilles. Lorsque la musique parvient à mes oreilles, je m'effondre en sanglots bruyants. Je reconnais cette chanson. Je la connais par c½ur, mais je ne saurais pas dire ce que je ressens à son écoute. Des souvenirs, ça je le sens. La voix me trouble profondément.

« Vieilleicht hörst du irgendwo mein SOS im Raadio...
Komm und rette mich, ich verbrenne innerlich. Komm und rette mich, ich schaffs nichts ohne dich.»


Quelque chose déferle en moi. Je sens mon coeur se lacérer, j'ai mal. Je ne veux plus entendre cette voix. STOP ! J'en peux plus. Je crie sur cette fille avec violence, en larmes.

« - ENLEVES MOI CETTE PUTAIN DE MUSIQUE TOUT DE SUITE ! STOP ! ARRÊTES LA JE TE DIS ! J'EN PEUX PLUS ! »

Elle se retourne vers moi, effrayée. Sur son visage est dépeinte la surprise et l'incompréhesion, ainsi que de la peur. La musique s'arrête, sa voix ne résonne plus. Je respires à nouveau.

« - Merci... S'il te plaît, tu peux mettre moins fort ? »

J'ai l'air confuse et suppliante, je le sais déjà. Pourtant j'ai surtout l'air d'une aliénée, au fond. Elle me regarde, les yeux écarquillés, avant de se remettre à pleurer. Entre deux sanglots, elle me dit d'une voix remplie de culpabilité :

« - Ex... Excuse-moi. Je suis désolée...

- Non, c'est moi qui suis désolée, je viens de te crier dessus ! Expliques moi, pourquoi t'es là toi ?

- Tentative de suicide. Je me suis taillée les veines.

- Ah, toi aussi ? Moi j'ai fait les médocs, mais je sais plus pourquoi. Dommage d'ailleurs. »


Elle me regarde, comme si elle était surprise de cette nouvelle. J'ai pas la tête de l'emploi ? Tient d'ailleurs, je vais aller voir à quoi je ressemble. Je sens que mes cheveux auparavant très courts acajous sont maitenant plus longs, et gras. Horreur. Je me lève, malgré des nausées et me dirige vers la salle de bain d'un pas chancelant.

Je me dégoûte. Ma vision m'insupporte. Cet après midi je vais au coiffeur, mes cheveux font peur à voir. En attendant, je rentre dans la douche et me récure de fond en comble. Je m'efforce de mettre de l'ordre dans mes pensées tandis que les gouttelles d'eaux dévalent sur mon corps affamé. Je suis maigre. Ma chair pent sur mes os, c'est repoussant. Je me sèche les cheveux et revêts des habits que ma mère avait sûrement laissé ici au cas ou.

Je trouve le maquillage de ma voisine de chambre, et ne me gênes pas pour lui emprunter. Je suis folle, c'est une assez bonne justification, vous ne pensez pas ? Un coup de mascara, de l'eyeliner et le tour est joué. Je retourne dans la chambre et souris à la demoiselle en pleurs. Je m'excuse encore une fois avec un sourire coupable et sort de la pièce.

Je me dirige donc dans le couloir ou je marche doucement. Je cherche ma Môman, ou encore le vieux à la blouse vierge =). Mais comme je ne connais même pas son nom, je suis mal barrée. Alors je marche,encore et toujours, pour finalement me rendre compte que je ne connais même pas le numéro de ma chambre. Quelle intelligence hors du commun !

Je n'ai plus trop le choix, il faut que j'aille à l'accueil maintenant. C'est parti pour l'ascenceur ! J'entre donc dans l'endroit confiné. J'appuie sur le rez de chaussée tout en me regardant dans les multiples glaces autour de moi. J'ai vraiment besoin d'un coiffeur et d'un bon Mc do...

« Tink ! Vous êtes arrivés aux Rez de chaussée. »Merci de me prévenir, l'attention me touche beaucoup... Allez, la randonnée reprend son cours. Je m'aventure donc en direction de l'espèce de stand blanc immaculé. La femme me regarde d'un air attendri lorsque je lui demande, un sourire angélique aux lèvres :

« - Excusez moi de vous déranger. J'ai voulu me promener dans les couloirs et j'ai oublié le numéro de ma chambre. Est-ce que vous pourriez m'aider ?

- Bien sûr ! Alors, comment tu t'appelles ?

- Je m'appelle Sophie. Excusez moi, mais je ne me rappelle plus de mon nom de famille... »



Elle a l'air de comprendre quelque chose. Elle a dû se rappeller de la suicidaire éveillée depuis ce matin avec des troubles de la mémoire.. Elle vérifie son registre et pointe son doigt, suivant une ligne. Un sourire compatissant éclaire son visage lorsqu'elle me demande :

« - Sophie Buyse ?

- Exact ! Voilà !

- Parfait, alors... Mademoiselle Buyse, chambre 4, 8ème couloir, 3ème étage.

- Merci beaucoup madame !

- De rien, tu veux que je te raccompagnes ?

- Non merci, je vais me débrouiller ! Au revoir =).

- Au revoir ='D ! »


Je retourne donc chez mon ami l'ascenceur ! Je choisis ma 'destination', puis réfléchis encore une fois à tout ce qui m'arrive depuis ce matin. D'ailleurs, ou il est le chat ? Je l'entends plus. Il faut que je prononce le prénom magique pour...

# NON ! T'ES HORRIBLE AVEC MOI ! Je te laisses tranquille et toi tu me tortures ... #

Je t'enmène à Loitsche, tu devrais déjà être content. Si tu ne réponds rien, je considère que j'ai raison.

[...]

Parfait. Nous disions donc ?

# Chambre 4, 8ème couloir, 3ème étage... #

Merci Kasimir.
En route, j'espère que ma voisine de chambre ne sera pas encore en train d'écouter sa musique, tellement fort qu'elle transperce les écouteurs... Heureusement, lorsque je pénètre dans la pièce, celle-ci est silencieuse. L'alitée dort profondément. Je m'engouffre dans mes draps et m'endors doucement.


Un jeune homme châtain. Ses lèvres roses et pleines semblent s'épanouir sur son visage volontaire et parfaitement dessiné. Une mèche recouvre un de ses yeux d'un ton entre chocolat et verdure. Un sourcil obstiné reste dans mon angle de vue. Il plisse doucement son nez droit, l'air agacé.

Les traits de son visage sont crispés, assombrissant sa beauté fascinante. Il ne me voit pas, j'ai beau lui sourire, le prendre dans mes bras, lui déposer un bisou sur la lèvre ou lui claquer sa face immobile, aucune réaction. Je ne suis pas de son monde, ou plus. Comme inexistante à ses yeux.

Ce sont mes propres sanglots qui me tirent de sa vision. Je suis en boule dans mon lit, mes jambes se pressent contre mon ventre. Lorsque je ferme mes paupières, je me vois dans ma salle de bain, engloutissant des médicaments au hasard. Je répète quelque chose constamment, sans m'arrêter . Un petit mot, avec une ou deux trois syllabes, pas plus.

Je pleure d'autant plus. Je n'ose plus fermer les yeux et les laisse grands ouvert autant que possible, hantée par ces images. Et par lui.


________________________________________________________

Alors ? J'ai incorporé une nouvelle intrigue à l'histoire, un nouveau personnage. Je l'aime déjà ;D. Encore désolée pour le retard, mais l'inspiration me revient soudainement dès fois -_-''. Voilà qui est fait.

A votre avis, qui est l'inconnu ?
A vos com's !

B'zouxxxxxx <3

EDIT: Alors, si vous voulez la suite, m'faudrait au moins 25 com's 8D ! Voui, j'fais ma chiante, mais bon... Vous m'aimez quand même, hein ? *___*



ZaÔ [ Blog perso =) ]

# Posté le dimanche 07 octobre 2007 15:56

Modifié le mercredi 10 octobre 2007 11:24

Kapitel N#4

Kapitel N#4

[ Un jeune homme châtain. Ses lèvres roses et pleines semblent s'épanouir sur son visage volontaire et parfaitement dessiné. Une mèche recouvre un de ses yeux d'un ton entre chocolat et verdure. Un sourcil obstiné reste dans mon angle de vue. Il plisse doucement son nez droit, l'air agacé.

Les traits de son visage sont crispés, assombrissant sa beauté fascinante. Il ne me voit pas, j'ai beau lui sourire, le prendre dans mes bras, lui déposer un bisou sur la lèvre ou lui claquer sa face immobile, aucune réaction. Je ne suis pas de son monde, ou plus. Comme inexistante à ses yeux.

Ce sont mes propres sanglots qui me tirent de sa vision. Je suis en boule dans mon lit, mes jambes se pressent contre mon ventre. Lorsque je ferme mes paupières, je me vois dans ma salle de bain, engloutissant des médicaments au hasard. Je répète quelque chose constamment, sans m'arrêter. Un petit mot, avec une ou deux trois syllabes, pas plus.

Je pleure d'autant plus. Je n'ose plus fermer les yeux et les laisse grands ouvert autant que possible, hantée par ces images. Et par lui.]


Mes yeux sont toujours ouverts, de toute façon ils s'humidifient automatiquement de larmes. J'ai peur de ces images. Pourquoi ma mémoire me revient par éclairs, sans aucun signe au préalable ? N'importe quand, n' importe où, je peux m'effondrer à terre et pleurer toutes les larmes de mon corps. C'est effectivement un handicap considérable. Je pleurais encore, lorsque la porte s'est ouverte et une voix s'est fait entendre, recouvrant mes sanglots.

« - Sophie ? Qu'est-ce qui se passe ?! »

C'est ma mère, je le sais déjà. Elle se pose sur le lit et soulève tout doucement la couverture. Je frissonne. Elle me berce et me demande ce que je voudrais.

« - Tu ne peux pas me faire oublier tout ça, mais tu pourrais me faire sortir maintenant. Tu pourrais m'emmener au coiffeur demain pour que je puisse aller à Loitsche quelques jours plus tard.

- Je venais justement te dire de faire tes valises. Je le fais ma chérie, d'ailleurs j'ai ton portable et ton mp3. Regarde ton téléphone, je suis sûre que tu as plein de messages.

- Merci Maman... »


Je prends le portable qu'elle me tendait et l'allume. Je me rappelle de mon code PIN, heureusement. Mon fond d'écran c'est moi et mes deux meilleures amies. Mes messages sont saturés. Je relis mes vieux messages avant de tous les effacer. Mais aucun ne m'apprend ce que je veux savoir, aucun de ceux que j'ai envoyés ne traduit mon mal-être. Je supprime, pour laisser place à un myriade de SMS, certains en allemand, d'autres en français.

' So, c'est Lexia. Je ne sais pas quoi dire... Je peux même ne pas venir te voir. Je ne comprends rien, pourquoi t'as fait ça ? Tu semblais aller bien pourtant... Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Si tu ne survis pas je ne te pardonnerais jamais. Je t'aime coccinelle. '

J'aurais bien voulu t'aider chérie, mais je n'en sais pas plus que toi. J'ai envie de l'appeler, elle me manque. Je veux lui dire que je suis vivante, que je vais bien et que je voudrais bientôt la voir. Je demande à Maman si j'ai le temps de passer un coup de fil, et devant son acceptation j'appuie sur le téléphone vert et m'appuie à la fenêtre ouverte, séchant mes larmes.

Elle décroche après trois sonneries. Sa voix est anxieuse et sa tonalité me ramène loin en arrière.

« - ... Allô ?

- Je... Lexia, c'est Sophie.

- Putain, t'es enfin réveillée ?!

- On dirait bien...

- Depuis quand ?

- Ce matin.

- Et... comment tu vas ? »


Je n'en sais rien moi même, comment pourrais je lui répondre ? Je ne me rappelle quasiment de rien sur ce sujet...

« - Ca peut aller. Tout ce qui touche de près ou de loin à mon ... suicide, je ne m'en souviens pas. Ou presque, quand je dors, et par flashs.

- Oh nan. Tu te rappelles de quoi par tes rêves ?

- Que j'ai bouffé tous les médocs qui me passaient sous la main, avec beaucoup d'alcool. Je sais que j'ai fait ça pour un mec châtain, avec une mèche. C'est tout.

- Okay... pas grand-chose en fait.

- Exact. J'aimerais trop te revoir, Lexou, mais je peux pas. »


Si je ne vais pas à Loitsche avant une semaine, ce chat me rendra complètement chèvre. J'espère qu'elle le prendra bien. Pitié, qu'elle comprenne...

« - ... Pourquoi ?

- J'ai des choses à régler ici. Sinon je deviendrais folle à lier. Tu peux me rendre un service ?

- Oui.

- Préviens les autres s'il te plaît. Je dois y aller madame. J't'aime fort.

- Moi aussi So'. Bye »



Je me retourne ensuite vers ma mère. Elle est assise sur le lit et me regarde, un sourire aux lèvres. Elle annonce, pleine d'énergie, qu'on 'se casse enfin de ce putain d'hosto' ! Je ris doucement et vais faire un bisou à ma voisine de lit en guise d'au revoir.

« - Bon courage. Tu vas être tranquille maintenant : pas de problèmes. A bientôt miss !

- Merci... Bonne chance à toi ! »


Dans l'ébauche d'un dernier sourire, je quitte la pièce. Une nouvelle vie débute. Tant de mystères à éclaircir, tant de personnes à retrouver, tant de choses à expliquer... Ma mère me tire de mes pensées et me disant d'un ton enjoué :

« - Si tu veux, tu peux aller au coiffeur maintenant, je te dépose et tu m'appelles quand je viens te chercher ? Je pose tes valises à la maison.

- Maman, je pourrais rentrer à pied, ce serait plus simple. Tu me déposes au coiffeur de d'habitude ?

- Okay, d'accord. C'est parti !

- Et... Maman ?

- Moui ? »


Je la regarde d'un air angélique, la bouille suppliante et des étoiles dans les yeux. Elle a compris ma demande silencieuse. Elle feigne un soupir, et répond :

« D'accord pour la teinture noire... Mais pas de mèches ! »

Je lui décoche un bisou, tout sourire. Cette teinture j'en ai tellement rêvé... J'ai toujours voulu être vraiment brune. On est arrivés au salon de coiffure. Je la salue brièvement et saute hors de la voiture, après avoir quémandé de l'argent à ma génitrice.

Ce salon, j'y suis allée depuis que j'ai décidé de laisse tomber mes longs cheveux à la base brune, au milieu chatain et au bout blond. Mes capillaires ont rétrécis de plus en plus au fil des années, mais maintenant ils poussent de plus en plus vite. Au bout de sept mois, ils ne ressemblent plus à rien. Je souris à la demoiselle qui me coupe les cheveux depuis trois ans. Un sourire.

« - Je comprends que tu reviennes ici, tes si beaux cheveux... Je suis contente que tu sois sortie, tu sais.

- Merci... Et j'ai enfin le droit de me les teindre en noir !

- Wow ! Tu dois être contente... Installe toi, je suppose que tu me fais confiance, je te les coupe, puis les teints ?

- Voilà !

- C'est parti, alors... ! »


Après trois heures d'impatience, je ressors du salon. Mes cheveux sont noir de jais et à nouveau coupés courts. Ma frange est diagonale et dégradée elle aussi, soulignant le vert de mes yeux. J'adore, tout simplement.

Dans la rue, je réfléchis. Je marche, sans but précis, mes pas me mèneront à ma demeure germanique de toute façon. Soudain, quelques secondes plus tard je me rappelle que j'ai mon mp3 dans ma poche de veste. Je le sors, heureuse de retrouver le porteur de tant d'émotions. La musique a bercé tous mes moments.

Je regarde mes playlists. J'appuie au hasard sur une des chansons d'un groupe allemand. ' Ich kann auch ohne dich '. L'introduction, puis une voix. Une fois de plus, je m'effondre à terre. Je déverse mes larmes sur le goudron sombre et froid. Je n'ai pas le réflexe d'arrêter la chanson, absorbée par la voix du chanteur. Je la connais. Mais d'où ?

L'image du châtain s'impose à moi, et tout mon corps se raidit. Je me mets à hurler, de douleur, d'incompréhension. J'en peux plus. Des passants essayent de me calmer, croyant que je me suis blessée. L'un d'eux a la bonne idée de me retirer les écouteurs. Je me détends un petit peu, mais continue à pleurer. Quelqu'un m'appelle. Un très grand brun, aux cheveux noirs profonds très courts et aux yeux d'un bleu transparent. Il écarte les gens, puis me prend dans ses bras . Son visage me rappelle quelque chose.

« - So' ! So', c'est toi ? Qu'est-ce qu'il t'arrive. C'est Fabian. Calme toi, s'il te plaît... »

Il essaye de me relever, puis me tient dans ses bras fermement. Je m'aggripe à lui, inondant son épaule de larmes noires. Il congédie les curieux, puis me ramène chez lui. Je finis par arriver enfin à empêcher mes yeux de s'humidifier. Fabian me regarde, inquiet.

« - Ca va mieux ?

- Oui, merci beaucoup...

- De rien, c'est normal. J'ai failli pas te reconnaître, bizarrement c'est tes sanglots qui me disaient quelque chose... Tu es sortie quand ? Je suis passé te voir tout le temps, au moment ou ils avaient encore de l'espoir. Après, j'ai plus voulu revenir.

- Je viens de sortir.

- Et ta coupe te vas bien, même avec ton maquillage qui coule, t'es super mignonne. »


Je lui souris, en le remerciant. Je ne sais toujours plus trop qui il était pour moi, mais je l'aime beaucoup. Il est adorable. Dommage que je ne me rappelles plus de lui.

« - Excuse moi Fabian mais depuis que je suis... réveillée, j'ai des problème de mémoire. Je crois qu' il y a des gens que j'ai préféré oublier...

- ...

- Qu'est-ce qu'on était, avant ? »


Son visage s'assombrit. Il baisse ses charmants yeux, qui a présent brillent d'un éclat étrange.

« - A vrai dire, on est meilleurs amis. On se voit peu, très peu, vu que les trois quart du temps tu es en France. Mais pendant les vacances, on se lâche pas. On se connaît depuis quasiment toute notre enfance. On est sortis ensemble deux mois. On s'aimait vraiment, je pense. Un jour tu m'as dit que t'aimais deux personnes. Une de trop. On est alors restés bon amis, et de ce jour là je suis devenu plus que gay. J'ai renié les filles et ma bisexualité. T'es la seule fille qui m'attire encore.

- Maintenant je m'en rappelle très bien. Et tu veux que je te dise ?

- Oui ?!

- Je t'aimais vraiment.

- Qu'est-ce qui te fais dire ça ? Il y a encore cinq minutes tu savais plus trop qui j'étais.

- Justement ça. C'est les personnes qui me faisaient souffrir et que j'ai aimé que j'ai oublié inconsciemment. »


Il sourit. Un poids semble s'élever de lui lorsqu'il s'écroule sur son lit, ses lèvres étirées.

« - J'ai toujours cru que tu m'avais pris pour un con... Wow, ça fait du bien un petit démenti. »

Je ris doucement tandis qu'il s'étire copieusement. Il est plus que beau, j'ai vraiment des goûts irréprochables. Sa peau halée qui se détache de son t-shirt noir est superbe. Son corps est svelte, et pourtant bien bâti. Un sourire naît sur mes lèvres lorsque je lui déclare simplement :

« - Si je ne savais pas que j'ai la raison de ma tentative de suicide à retrouver, je t'aurais dit que tu me plaisais toujours. Mais bon, là ça n'avancera à rien, alors je me tais.

- Je sais que tu l'aimes toujours. J'ai entendu la chanson que tu écoutais. C'est typique de lui, ça. Va affronter tes démons. Et cette fois-ci, je serais là pour toi chérie...

- Cette fois-ci ?

- On était en froid il y a sept mois, j'avais très mal pris le fait que tu en aimes en autre. T'as sans doute pensé que tu ne pouvais plus compter sur ton ex comme tu l'aurais fait avec ton meilleur ami... Alors tu ne m'as rien dit, pas appelé, et t'as bouffé ton armoire à pharmacie...

- Okay...

- * Blanc *

- Je t'adore. T'es formidable, mais je dois y aller... Ma mère m'attends, et je dois partir dans quatre jours à Loitsche. Des affaires à régler là bas.

- Je te raccompagnes, je veux pas qu'il t'arrive encore quelque chose. »


Je lui saute dans les bras, respirant son odeur tassée par le passé. Il me prend la main doucement et me guide vers la sortie. J'habite à cinq minutes de chez lui, et pendant ces cinq minutes rien n'a été prononcé. Il a simplement serré ma main si fort que j'avais l'impression qu'elle allait se détacher et tomber à terre.

Un éclair, un de plus. Je nous voyais, tout les deux, ensemble. Son sourire lorsque j'arrivais et me blottissais sur son torse, pour finalement quémander ses lèvres. J'écrivais son surnom sur ma main...

.Fab.

Un surnom français, pas allemand. Tous les Fabian se surnommaient Fabi dans ce pays germanique. Pas le mien. Une façon de lui montrer qu'à mes yeux il était unique. Je l'aimais vraiment. Il restera toujours quelque chose, pas besoin de lutter contre ça.

Lorsque nos pas s'arrête devant mon portail, il compose le code et m'accompagne à l'intérieur. Son sourire complice m'annonce qu'il va justifier mon retard et qu'il s'en fera un plaisir. Ma mère, entendant le grincement de la porte se précipite vers l'entrée. Lorsqu'elle voit Fabian, un sourire éclaire son visage.

« - Fabi ! Je vois que vous vous êtes retrouvés !

- Oui, on s'est croisés alors qu'elle sortait du coiffeur ! Jolie la coupe, n'est-ce pas ?

- Je dois avouer que le noir te va bien, déclare ma mère. Fabi, tu ne m'embrasse même pas ?!

- Si, bien sûr ! »


Il se dirige vers ma mère et l'étreint brièvement. Ma mère adore Fabian, malgré que celui-ci la dépasse de vingt bons centimètres, ce qui l'agace furieusement. Lorsqu'ils se séparent, Fab' se retourne vers moi, un air particulier au visage. Comme de la mélancolie. Il secoue discrètement la tête, et annonce, l'air désolé :

« - Je vais y aller moi... Mon père m'attend. So', tu me raccompagnes à la porte ?

- J'arrive.

- A la prochaine Fabi !

- A bientôt =) ! »


Il vient chercher ma main, et me tire dehors. Il s'arrête de marcher et me regarde, l'air désolé d'avance. Lorsqu'il s'avance doucement vers moi, et m'embrasse. Indescriptible. Je me surprends à aimer ses lèvres et à amener ma langue à la sienne. Un tourbillon d'émotion a déferlé en moi. Des images, des voix, des parfums, son goût à Lui, ont commencé à peser sur mes jambes ainsi que sur ma raison...

Lorsque Fab' a vu que je commençais à tourner de l'½il, il a très délicatement séparé nos lèvres.

« - Ca va ma So' ? Je te dégoute, c'est ça...

- Je me rappelle... : Fab'...

- J'ai tellement voulu te l'entendre dire... J'avais peur de ne jamais plus entendre ta voix. Excuse moi So', je sais pas pourquoi j'ai fait ça. J'en avais juste envie.

- C'est pas grave. Je regrette pas du tout ;D.

- Pourquoi t'as tourné de l'½il ?

- Je sais pas, il y a beaucoup de choses bizarres chez moi en ce moment. J'ai vu des choses défiler dans mon crâne. Fab', ton père t'attend. On se revoit bientôt... »


Il m'amène à lui et dépose son visage contre mon front. Quelques secondes plus tard, il dépose amoureusement ses lèvres sur les miennes. Il me fait un sourire triste avant de sortir de mon chez moi d'un pas résigné.

A quoi il joue ?


[ Je fais un rappel des perso pour pas que Fab' vous perde ^_^ :

- So' : l'héroïne, père français, mère allemand.
- Kasimir : chat de Bill, mort pour lui.
- Lexia : best de So'
- Fab' ( PAS FABI DE KILLERPILZE /!\ ) : Ex de So', meilleur ami.
- Le beau châtain inconnu : la raison du suicide de So'.

Voil, j'espère que c'est plus clair ! =D ]



# # #


Voilàà ! Alors, qu'est-ce que vous pensez de Fab' ? Je le trouve adorable ='D. Bon, j'espère que ce chap' vous a plu...

Il n'est pas très interressant, mais plutôt utile pour la suite. Le prochain éclaire presque toute l' 'intrigue '.

Bref, dites moi ce que vous en pensez ='D ! Pour poster prochain chap', j'aimerais avoir 30 com's... Dites, c'est possible ? J'aime pas trop le chantage, mais si je n'ai aucun avis, ça me soule un peu ^_^.

Edit:

Je fais une pause pour cette fic'. J'ai quelques chapitres d'avances, je les posterais plus tard.
J'ai du mal avec Tokio Hotel en ce moment et j'ai assez mal vécu le concert.

Désolée_

So'

# Posté le samedi 13 octobre 2007 08:46

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 15:33